Pavillon Losch

Le pavillon se poserait sur un grand site logistique aujourd'hui occupé par des hangars et des nappes de stationnement automobile. Un seul niveau, de plain-pied. Son ossature de bois suivrait un module de 2,70 mètres, laissé libre : cloisons mobiles, modules retirés pour ouvrir un patio. Le geste tiendrait à une intention posée dès la conception : concevoir le pavillon pour qu'il se démonte et se remonte ailleurs. Les assemblages resteraient réversibles.

Le montage procéderait à sec, par étapes. Sur des fondations en béton réduites au minimum, des colonnes de bois seraient dressées, puis tenues par des contreventements provisoires. Viendraient ensuite des caissons de bois préfabriqués, assemblés sur place par des poutres de connexion. Les contreventements provisoires seraient alors retirés, la structure tenant seule. La toiture arriverait en panneaux, percés de lanterneaux. Les réseaux chemineraient dans l'épaisseur des caissons, qui resteraient visibles en sous-face.

La même enveloppe pourrait changer d'usage sans se reconstruire. Les variantes dessinées la déclinent en plateau ouvert, en bureaux cloisonnés, en centre de formation, en salle de conférence. En fin de vie, le pavillon se démonterait au lieu d'être démoli, et son bois repartirait pour un autre chantier. Son argument écologique tiendrait là, dans cette réversibilité, pas dans un label. Le dossier en reste au stade de l'esquisse.

Howald, Luxembourg
2021
450 m2
Non Réalisé
Maître d'ouvrage
© ARCHi2OOO&Associés