Le projet Pasteur garderait le gros œuvre de l'immeuble de bureaux existant. Le volume sur rue serait restructuré ; celui du cœur d'îlot, aujourd'hui limité au rez-de-chaussée, serait surélevé de plusieurs niveaux. Le dernier étage se retirerait de l'alignement et dégagerait une toiture accessible. En pied d'immeuble, des patios ouvriraient les bureaux sur l'extérieur ; en couronnement, les décrochés porteraient des terrasses plantées.
La façade sur rue s'ordonnerait en une grille régulière de cadres métalliques sombres, aux tableaux profonds. Derrière, le confort thermique reposerait sur des nattes chauffantes et rafraîchissantes, posées à même le béton puis recouvertes de plâtre. La ventilation se logerait dans la retombée d'un faux-plafond à lattes de bois, l'air étant repris par un joint négatif au décroché. Un faux-plancher technique de douze centimètres recevrait l'électricité et le câblage informatique. Les plateaux resteraient ainsi entièrement libres.
La démolition évitée constituerait ici le principal argument environnemental du projet. Le programme viserait la construction passive et la neutralité carbone.